Saint Isidore le laboureur (1080-1130)
Née à Madrid de parents très pauvres, il apprend d’eux l’amour de Dieu et l’horreur du péché. Il ne fit aucune étude, mais l’Esprit Saint suppléa en lui apprenant, sans livres, la science du Salut.
Il fut embauché comme laboureur par Jean de Vargas, un riche habitant de Madrid. Il épousa Marie Torribia, une jeune fille pauvre et vertueuse. Ils eurent un fils, qu’ils élevèrent dans la piété, et à propos duquel on raconte cette histoire : l’enfant tomba dans un puit, et s’y noya. Les parents, dans une fervente prière, demandèrent qu’il leur fût rendu ; l’eau du puits s’éleva alors miraculeusement jusqu’à la margelle, et l’enfant y parut plein de santé.
La vie d’Isidore est en tout admirable. Son travail était, certes, de mener la charrue, mais tous les matins, très tôt, il visitait les principales églises de Madrid pour ses dévotions et ne ratait aucun office ou exercice de piété dont sa journée était jalonnée. Les jours de fêtes, il passait toute sa journée en prière, entre les offices chantés à l’église, la messe, et les instructions spirituelles.
Tant de piété lui valut d’être accusé de négligence dans son travail. Informé, Jean de Vargas décida de le suivre discrètement pour vérifier l’ouvrage de son employé. Arrivant dans le champ, il vit Isidore conduire sa charrue, aidé par deux personnages mystérieux. Questionné, Isidore répondit que c’était des anges, envoyés par Dieu, pour lui permettre d’accomplir entièrement sa tache quotidienne sans empiéter sur son temps passé avec le Seigneur.
Jean de Vargas, émerveillé, lui confia alors la gestion de tout son domaine.
Très généreux envers les plus pauvres que lui, il l’était aussi avec les animaux, et un jour d’hiver où il portait un sac de blé au moulin voisin, il eut pitié des oiseaux et répandit sur le sol une bonne partie du grain pour les nourrir. La quantité de farine qu’il recueillit avec le reste s’en trouva doublée.
Il mourut le 15 mai 1130 et fut enterré au cimetière Saint André à Madrid. En 1619, le roi d’Espagne Philippe III, malade, et entendant parler des miracle d’Isidore, fit apporter dans sa chambre le corps, trouvé intact et entièrement conservé. Le roi fut guéri et demanda aussitôt la canonisation d’Isidore. Grégoire XV le canonisa le 22 mars 1622, en même temps que sainte Thérèse d’Avila, saint Ignace, saint François-Xavier, et saint Philippe Néri.
Humble et pauvre, Isidore témoigne que les plus belles choses sur cette terre sont celles qui sont vécues avec le Seigneur. Demandons lui, comme patron des JMJ de Madrid, de nous éveiller à cette relation intime et secrète avec Dieu.
Saint Jean de la croix. (1542 -1591)
Jean naquit en 1542, non loin de Salamanque.
A deux ans, il perdit son père. Cette situation mit la famille dans l’embarras financier. Elle dut déménager, plusieurs fois, et Jean, adolescent, après avoir tâté de plusieurs métiers, se retrouva infirmier dans l’hôpital des pustuleux à Médina del Campo. Dans cette grande ville il découvrit les turpitudes, les âpretés et les misères de la vie.
Il trouva aussi le temps d’étudier, notamment la grammaire et la philosophie chez les jésuites. Il rêvait d’une vie religieuse stricte, et après différents essais, il pensa aux chartreux.
Mais en 1567, à 25 ans, il rencontra Mère Thérèse d’Avila, 52 ans, carmélite, qui travaillait à ramener ses filles à l’idée primitive du carmel. Il fut conquis.
En 1568, il prit, au carmel, le nom de Jean de la Croix.
Il occupa de nombreux postes, maître des novices, régisseur du collège des étudiants carmes, confesseur et directeur spirituel des religieuses du carmel de l’Incarnation d’Avila, etc. Thérèse d’Avila le présentait comme « un père qui est saint. »
Une estime réciproque existait entre eux.
La seule plainte de Thérèse d’Avila au sujet du père Jean était qu’il était difficile de parler de Dieu avec lui car à peine la discussion commençait, il entrait en extase, y faisant entrer les autres avec lui.
En 1575, un chapitre général des Carmes jugea sévèrement l’action des « primitifs » de Castille, (en opposition aux « mitigés », adeptes d’une règle plus souple). Thérèse et les siens étaient jugés désobéissants et rebelles, si bien que Jean, en décembre 1577 fut littéralement enlevé et conduit au principal monastère des carmes castillans.
Il y fut enfermé durant 9 mois, séquestré dans un réduit sombre et sans air. Tout, ou presque, fut employé pour le faire renoncer à cette réforme du carmel, et Jean se méfiait de tout, y compris des sardines qu’on lui donnait à manger.
Miraculeusement évadé de sa geôle, il parvint à trouver refuge chez des carmélites qui reçurent cet homme « consumé, défiguré… une image de la mort ».
Après bien des difficultés, Jean, ayant beaucoup enseigné, œuvré pour les âmes pécheresses tourmentées, fondé un collège carme à Baeza, etc. fut élu prieur du carmel de martyrs à Grenade.
C’est là qu’il écrivit le « Cantique Spirituel » et la « Vive flamme d’amour », texte admirables.
Jean reçut de plus en plus d’honneurs, jusqu’à une vision de Jésus qui lui apparut dans la prière et lui demanda quelle récompense il voulait pour son dévouement.
Jean répondit : « Seigneur, des souffrances à pâtir pour vous, que je sois sous-estimé et compté pour peu. » Il fut pris au mot.
Limogé et abondamment calomnié, Jean se retrouva au couvent d’Ubeda, où le prieur lui était particulièrement hostile. S’ajouta à cela une santé usée par des mois de captivité qui le faisait tomber en ruine.
Pour soigner des abcès aux jambes, le médecin dut dénuder nerfs et os du haut du mollet au talon. Pareil pour des abcès aux reins, puis ce fut un abcès gros comme le poing qui poussa à l’épaule. Comme il aimait beaucoup la musique, on fit venir des musiciens pour le soulager. Mais il déclina l’offre, expliquant qu’il voulait pâtir sans soulagement des cadeaux bienfaisants que Dieu lui envoyait. Ses dernières heures furent simples, calmes, aimantes et priantes.
A minuit, le 13 décembre 1591, un crucifix en main, il prononça : « Père, en tes mains je remets mon esprit ». Il regarda les religieux autour de lui, embrassa le crucifix, et mourut.
La spiritualité de Jean de la croix est basée sur le dépouillement, le « nada » (rien), le renoncement que seul l’amour de Dieu rend possible. « Peu importe que l’oiseau ait à la patte un fil mince ou épais, il ne pourra voler qu’après l’avoir rompu. » Il ne voulait pas tant la privation des choses, que « la nudité du goût, qui laisse l’âme libre et vide. »
Demandons à Saint Jean de la Croix la grâce de nous attacher uniquement au Seigneur durant ces JMJ, de ne rien attendre d’autre que les paroles de Dieu et les messages spirituels que nous y entendrons, spécialement celui du saint Père, le pape Benoît XVI. Demandons une « âme vide » afin que Dieu la remplisse, dans le secret.
« Le chemin par lequel l’âme se dirige vers Dieu est comme un chemin qui serait sur la mer : les empreintes s’effacent à peine formées. Les pas et les traces de Dieu dans les âmes qu’il attire à soi en les faisant grandir dans la sagesse ont cette propriété de rester ignorées. »(Nuit, II).
Sainte Marie Torribia, (ou Marie de la cabeza).
Sainte Marie Torribia, (appelée aussi Marie de la Cabeza), fut l’épouse de Saint Isidore.
Femme humble et travailleuse, elle aimait aller à l’ermitage de Sainte Marie de la Cabeza pour y faire le ménage et y prier.
Mais des gens malveillants la calomnièrent auprès de son mari à propos de ses fréquentes absences. Un jour il la vit, un peu comme Elie, passer sur son manteau les eaux du Jarama en crue pour se rendre à l’ermitage. Isidore y vit le jugement de Dieu, prouvant son innocence.
Elle survécut à saint Isidore, et fut enterrée dans l’ermitage qu’elle aimait tant visiter.
Quelques siècles plus tard, ses reliques furent transférées à Madrid pour être déposées près de celles de son mari.
Avec saint Isidore, sainte Marie Torribia nous montre que la sainteté ne résulte pas toujours d’une vie religieuse consacrée à Dieu dans un couvent, mais aussi des humbles taches quotidiennes et d’une vie de couple vécue dans l’amour de Dieu. Puissions comprendre, par son intercession de patronne des JMJ que chaque chose que nous vivrons durant ces deux semaines de JMJ sera grande aux yeux de Dieu.
Saint Jean d’Avila (1500 – 1569)
Jean naquit à Almodovar del Campo, d’un père juif, devenu chrétien, et d’une pieuse mère de longue tradition catholique. Il étudia le droit à Salamanque, et, en fréquentant la bonne société, une course de taureaux de le dégoûta de la vie mondaine, qu’il trouvait médiocre.
Il rentra à Almodovar, fit une tentative pour devenir religieux, puis retourna à ses études, d’art et de théologie, à la grande satisfaction de ses parents dont c’était l’unique fils.
Un intérêt certain pour Erasme, une sympathie pour les idées nouvelles et des exercices de piété interprétés avec malveillance lui valurent d’être arrêté par l’inquisition pour « illuminisme ». (Courant de pensée poussant à l’extrême le mysticisme, avec la prétention de recevoir, en direct de Dieu la connaissance du surnaturel.) Il eut à répondre sur 22 points pour lesquels il était incriminé. Il répondit donc, et fut acquitté en juillet 1533, après plusieurs mois dans les geôles inquisitoriales.
Après la prison, il eut encore quelques difficultés ave l’inquisition, pour son livre, « Audi Filia », car on craignait d’y voir quelques infiltrations d’idées chères aux luthériens. Cet ouvrage, commencé précisément en captivité, était écrit pour sa fille spirituelle Sancha Carillo, qui vivait en contemplative très austère dans sa famille. Cette jeune fille était entrée au confessionnal, mondaine et vêtue d’un fort beau manteau, pour en ressortir, après les paroles de Jean, convertie, net, jusqu’à se plonger dans un bain froid pour couper court à toute tentation, ce qui du reste, la rendit malade.
En 1535, débarrassé des tracas et des suspicions, il alla à Cordoue, où sa prédication faisait des merveilles. Le futur Saint jean de Dieu, (+ 1550), fut d’ailleurs converti par une de ces prédications enflammées.
Il est aussi un grand fondateur, de maisons, de collèges, (une quinzaine), d’universités, mais que de tribulations !! Des rumeurs peu flatteuses circulent à son sujet, et un de ses amis lui annonce un jour : « On dit que vous avez été brûlé ! » « Il doit courir des bruits comme cela », répondit-il paisiblement.
En 1545, il a ses premiers contacts avec les jésuites, et Saint Ignace affirme que, s’il les rejoignait, Jean « apporterait beaucoup avec lui ». C’est que Jean n’est pas seulement un grand prédicateur et fondateur, il est aussi inventeur, notamment de procédés d’irrigation, d’élévateurs d’eau, dont il baptise l’un du nom de « animateur des eaux mortes »… Tout un programme.
Hélas, sa santé ne lui permet pas de rejoindre la compagnie, mais il n’en continue pas moins à rédiger de nombreuses publications, sur le célibat ecclésiastique, le culte du Saint Sacrement, l’enseignement catholique, les hérésies et leurs remèdes, l’action du clergé et du laïcat, et, à la tête de ses fondations, il rappelle sans cesse que « le commandement sans amour est voué à l’échec, et tout le mal vient de la foi perdue et de l’ignorance des pasteurs».
Doux et humble, attentif à tous, il l’était aussi au respect dû à Jésus pendant la messe, et devant un prêtre qui faisait vite et mal les signes de croix avec l’hostie d’un bord à l’autre du calice, Jean s’approcha de l’autel, et, tout en redressant un cierge, dit tout bas au célébrant : « Traitez le bien, c’est le fils d’un bon Père… » Après la messe, il expliqua sa démarche au prêtre qui en pleura, et Jean le consola.
Jean, qui fut aussi un confident pour sainte Thérèse, mourut près de Cordoue le 10 mai 1569, fut enterré dans l’église des jésuites, puis béatifié en 1894, et proclamé patron du clergé espagnol en 1946.
Demandons à saint Jean d’Avila le détachement du « qu’en dira-t-on » pendant ces JMJ, afin de pouvoir vivre, comme il a su le faire, une vraie relation d’amour filial avec Dieu pour recevoir les grâces qu’Il attend de nous donner. Jean parlait de certaines démarches spirituelles comme des « foires aux vanités qui tuent les âmes ». Que saint Jean d’Avila nous protège de ces égarements.
Saint Thérèse de Jésus (ou d’Avila). (1515 – 1582)
Fêtée le 15 octobre. Sainte patronne de l'Espagne, des écrivains espagnols, des joueurs d'échec et…des JMJ de Madrid.
« Que rien ne te trouble, que rien ne t’épouvante Tout passe, Dieu ne change pas. La patience triomphe de tout Celui qui possède Dieu ne manque de rien Dieu seul suffit ! »
« Le vrai guide et le chemin, c’est le bon Jésus »
CLIQUEZ POUR EN SAVOIR PLUS SUR SA VIE
Sainte Rose de Lima (1586-1617)
Sainte Rose de Lima est la première sainte du continent américain. D’origine espagnole, elle naquit à Lima le 20 avril 1586. Ses parents l’appelèrent Isabelle, mais son teint lui valut d’être surnommée Rose.
Très tôt, elle comprit que le Salut du monde était venu par la croix, et elle affirmait : « A part la Croix, il n'y a pas d'autre échelle pour atteindre le Paradis. » Elle avait comme idéal Sainte Catherine de Sienne.
Sa vie fut donc une longue suite de mortifications, pour prendre une part des souffrances de Jésus, et pour faire comme Simon de Cyrène qui l’aida à porter cette croix.
Rose fuyait les coquetteries et les plaisirs enfantins, et quand sa mère, lors d’une visite d’amis, lui mit un chapeau de fleur pour l’embellir, Rose s’arrangea pour le transformer en couronne d’épines.
Ses parents, de condition moyenne, lui donnèrent une éducation très soignée ; Rose apprit la poésie, et à jouer d’instruments à corde, mais elle n’aimait guère les réunions mondaines. Un jour, alors qu’une dame s’extasiait sur les jolis doigts de Rose, elle décida de se les brûler, les rendant horribles.
Quand on voulait l’emmener dans « le monde », elle se frottait les paupières avec des piments pour pleurer lamentablement et ne pas y aller.
Plus tard, lorsque ses parents furent touchés par la maladie et la pauvreté, elle passa des nuits à les soigner.
Enfin, en 1606, à 20 ans, elle entra chez les tertiaires dominicaines. Le début fut très dur. Elle voulut mater son corps et prouver par le jeûne, les veilles, un cilice et des flagellations, son amour de Dieu. Elle portait une petite couronne ornée en dedans de 99 pointes pour soulager Jésus d’une part des souffrances de la couronne d’épines. Elle rendit son lit aussi dur et inconfortable que possible.
Ses excès éveillèrent la méfiance des supérieurs, qui la firent examiner sévèrement par des personnes doctes, qui furent finalement émerveillées de la grandeur spirituelle de cette âme.
Rose était favorisée par des visions, et elle vivait comme en famille avec Notre Seigneur, Notre Dame, Sainte Catherine de Sienne et son ange gardien qui l’aidaient à lutter contre le démon qui l’attaquait souvent.
Bien entendu, les persécutions, les incompréhensions des confesseurs, les maladies et les adversités de toutes sortes ne manquèrent pas, mais elle se réfugiait dans son amour ardent de Jésus. Elle lui offrait toutes ses souffrances pour le salut des âmes qui ignoraient le Christ, spécialement en Amérique du sud.
Rose secourait de son mieux les misères autour d’elle, donnant aux pauvres et soignant les malades, même les plus répugnants. Rien ne la dégoûtait sauf une chose : les mauvais chrétiens, contre-témoignage de l’amour de Dieu, qui lui soulevaient le cœur.
La dernière maladie de Rose fut très douloureuse.
Alitée, ses dernières paroles furent : « Jésus ! Jésus ! Avec moi ! ». Elle mourut le 24 août 1617. Durant ses obsèques, l’élite de la ville tint à porter son cercueil.
Que Sainte Rose de Lima nous rappelle durant ces JMJ que chaque contrariété, chaque difficulté, chaque souffrance, chaque douleur, (chaque ampoule durant la marche…), peut être transformé en cadeau pour Jésus, comme une douceur au milieu de sa Passion.
Saint Ignace de Loyola (1491-1556).
Dernier de 13 frères et sœurs, Ignace naquit dans l’actuel pays basque espagnol, au sein d’une famille à la foi solide et à l’honneur chevaleresque.
A 14 ans, Ignace perdit son père, et il eut une adolescence assez orageuse. Il passa même au tribunal dans un procès où il fut accusé de « délits très graves ». Les détails manquent sur ce sujet, mais visiblement il n’était pas un « enfant modèle ».
A 26 ans, il obtint le commandement d’une compagnie, et se fit l’âme de la résistance contre François 1er, qui assiégeait la citadelle de Pampelune. Ignace y reçut un boulet français, qui lui brisa une jambe et blessa l’autre.
Sommairement soigné par les Français, il fut transporté à Loyola, au plus mal. Il reçut même les derniers sacrements. Finalement rétabli, il se fit réopérer de la jambe qui s’était mal recollée. On la lui recassa, (cette « opération » fut pratiquée deux fois), puis on l’étira pour lui rendre sa taille initiale : un vrai martyre.
Pendant toute cette période de convalescence, Ignace lut ce qu’on lui donna : « Vita Christi », écrit par un chartreux, et « la légende dorée », de Jacques de Voragine.
Il réalisa peu à peu que les désirs mondains le laissaient désormais aride et mécontent, alors que les projets de sainteté l’enthousiasmaient. Son noble idéal de servir était toujours intact, mais ce serait maintenant pour le Roi du ciel.
Il entreprit alors de se faire un livre composé d’extraits de la vie du Christ et des saints. Il y écrivait en rouge les paroles de Jésus, et en bleu les paroles de la Sainte Vierge.
Ignace rêvait de partir à Jérusalem. Il donna ses biens, se revêtit d’une tunique de grosse toile, et se prépara spirituellement. Le plus difficile était de se débarrasser de sa vie passée, des scrupules le tourmentaient, il ne trouvait pas la paix, et songea même au suicide.
Le jeûne, la prière et l’accompagnement spirituel le sortirent de cette impasse. Il partit donc pour ce pèlerinage, en prenant des notes dans un livret qui donna les « exercices spirituels ».
Le 4 mars 1523, il entra à Jérusalem. Il logea chez les franciscains et espéra y rester toujours, mais le provincial refusa. Devant l’entêtement d’Ignace, il fallut menacer d’excommunication s’il n’obéissait pas. Il se soumit, et rentra en Espagne.
Que faire de cette vie ?
Il alla à Barcelone, où il passa deux ans dans les études et l’ascèse. Présent dans la vie religieuse, il conseilla même à des moniales de clore leur porte à des jeunes gens indésirables, qui, pour se venger, le rouèrent tellement de coups qu’il obtint une « ITT » de 53 jours. (Il dût rester alité 53 jours…)
Ascète, pour se mortifier un peu plus, Ignace supprima les semelles de ses chaussures, ne portant plus que la partie supérieure.
Il continua ses études à la grande université d’Alcala, où il mendiait pour vivre. Il participait aux grandes discussions de son temps, notamment à propos d’Erasme. Bien que plutôt conservateur, Ignace, avec 4 de ses camarades, tous vêtus d’un habit brun, passaient pour des « illuminés », secte qui selon la formule de l’époque, « sentait le fagot ».
Ils furent examinés par le vicaire général d’Alcala, qui leur demanda de teindre leurs vêtements d’une autre couleur et de remettre des semelles à leurs chaussures. Ce qu’ils firent.
Mais certains habitants, malveillants et méfiants obtinrent qu’il soit emprisonné. L’autorité le condamna à quitter ses hardes de pèlerin pour se vêtir comme les étudiants, et lui interdit d’enseigner, même en privé.
Désolé de ne pas pouvoir secourir les âmes sous prétexte qu’il n’avait pas assez étudié, Ignace quitta la ville et trouva refuge auprès de l’archevêque de Tolède, duquel il obtint de poursuivre ses études à Salamanque.
Mais à peine arrivé, son confesseur l’informa que les pères de la maison voulaient le voir et l’entendre sur certains sujets. L’idée était simple, si Ignace enseignait, cette science lui venait ou bien des études, ou de l’Esprit Saint. Vu qu’il n’avait pas suffisamment étudié, ce ne pouvait être que l’Esprit Saint.
Mais les pères voulaient s’assurer de cela.
Refusant de répondre aux questions sinon devant des supérieurs qui pourraient l’y obliger, Ignace fut enfermé trois jours puis mis en prison dans une salle malpropre, avec d’autres prisonniers, et attaché par une chaîne à l’un de ses compagnons.
Il reçut de nombreuses visites, et un incident fit grand bruit : des prisonnier organisèrent une évasion, permettant à tous de s’échapper, mais Ignace et ses compagnons restèrent dans la prison, sûrs de leur droit. En effet, après 22 jours de détention, Ignace fut acquitté, et simplement condamné à faire encore 4 années d’études avant d’enseigner sur le vice et la vertu.
Lassé, Ignace partit pour Paris afin d’y terminer ses études. Il y arriva en février 1528. Ignace étudia et fit de nombreuses rencontres, dont le futur saint François Xavier, et le père Pierre Favre. Le 15 août 1534 à Montmartre, avec 4 autres compagnons et après la messe célébrée par le père Favre, ils prononcèrent trois vœux :
- pauvreté
- chasteté
- un pèlerinage à Jérusalem pour convertir les infidèles. Si ce pèlerinage n’était pas possible, on irait à Rome se mettre à la disposition du pape, afin de prêcher l’évangile par toute la terre.
En 1535, malade, il rentra en Espagne pour trois mois. En août 1535 et août 1536, les vœux de Montmartre furent renouvelés, gardant intacte leur volonté. Il partit ensuite pour Venise, où ses compagnons, fin 1536, le rejoignirent. Les voyages n’étaient pas sans danger, et pour répondre aux curieux qui leur demandaient plus ou moins bienveillamment d’où il étaient, les compagnons répondaient : « étudiants de Paris ».
Ignace envoya ses compagnons à Rome au pape Paul III pour exposer leur projet de vivre ces 3 vœux, et demander sa bénédiction.
Le pape, pendant son repas, les fit discuter devant lui sur des questions théologiques, et content de leur savoir, leur accorda sa bénédiction ainsi qu’une importante somme d’argent pour leur pèlerinage à Jérusalem.
Une fois rentrés à Venise, le pèlerinage à Jérusalem s’avérant impossible, Ignace renvoya l’argent.
Quittant Venise, Ignace et ses compagnons gagnèrent l’Italie du Nord pour y prêcher au hasard des rencontres.
Après un retraite de 40 jours, la prédication reprit et il fut convenu qu’on ne répondrait plus aux passants « étudiants de Paris » à la question de leur origine, mais « Compagnie de Jésus ».
De retour à Rome, Ignace, en prière, a une vision du Père qui dit à son Fils portant sa croix : « Je veux que tu prennes celui-ci pour ton serviteur. » Puis se tournant vers Ignace, Jésus dit : « Je veux que tu sois mon serviteur. » Et le Père rajouta à Ignace : « Je vous serai propice à Rome. »
Ils s’installèrent donc tous à Rome, où Ignace fut ordonné prêtre en juin 1537 ; il ne célébra sa première messe qu’à Noël 1538, en la chapelle de la crèche à Sainte Marie Majeure.
Après bien des discussions, en 1540, une bulle du pape vint officialiser la Compagnie de Jésus. Les constitutions furent mises au point, et un vœu d’obéissance au pape fut rajouté aux trois déjà existants. De plus, chaque jésuite devait être prêt à partir n’importe où.
Le développement fut très rapide sur tous les continents. La compagnie partit évangéliser et défendre l’Eglise partout dans le monde.
Les soucis et les difficultés ne manquèrent pas à Ignace, et il nous a laissé la quintessence de son expérience dans son célèbre petit livre intitulé : « Exercices spirituels pour se vaincre soi-même et ordonner sa vie sans se déterminer par aucune affection qui soit désordonnée. »
Cette technique de l’effort en vue de la grâce a été approuvée en 1548 par Paul III puis par Pie XI en 1922 et 1929 dans son encyclique Mens Nostra.
Ignace se dépensa sans compter. Il évangélisa, prêcha, soigna, visita, nourrit, fonda à Rome une « Compagnie des orphelins », un catéchuménat pour juifs et musulmans convertis, une maison Sainte Marthe pour femmes repenties… Il disait : « Combien je donnerais toute ma vie de travaux pour rendre impossible une seule offense à Dieu ».
Ses compagnons les plus éloignés étaient les plus proches de son cœur, il disait : « Je les aime tant que je voudrais savoir le nombre des puces qui les dévorent. »
Le 30 juillet 1556, fiévreux et miné par une maladie d’estomac, il appela son collaborateur, le priant d’aller demander au pape Paul IV sa bénédiction suprême, de recommander la Compagnie à sa bienveillance, et de l’assurer qui s’il était admis au ciel, il y prierait avec une ferveur redoublée pour sa chère Compagnie. Le secrétaire ayant du courrier demanda si cela urgeait.
« Plus tôt vous irez, plus je serais content, mais faites comme vous voudrez. » répondit le saint. L’autre se remit à son courrier.
La nuit parut calme, l’infirmier nota simplement qu’après minuit, Ignace s’exclama « Ah ! Mon Dieu ! ».
Le lendemain matin on s’aperçut qu’il agonisait. Le secrétaire courut voir le pape, mais quand il revint Ignace était mort, sans extrême onction, sans viatique, seul.
A travers toutes les tribulations de sa vie, Ignace nous montre que la solution pour surmonter toutes les épreuves se trouve dans la prière, la pénitence et l’accompagnement spirituel. Demandons lui, pendant ces JMJ, de savoir profiter des personnes à notre disposition pour vivre toutes ces dimensions et de découvrir les espaces inconnus de notre vie où le Seigneur nous attend.
Saint Rafael Arnàiz (1911 1938)
En 1989, durant les JMJ de Saint Jacques de Compostelle, le pape Jean Paul II l’avait proposé aux jeunes comme modèle, et plus précisément comme «témoin héroïque de Jésus-Christ».
Aîné de 4 garçons, sa famille faisait partie de la haute bourgeoisie de Burgos. Pendant ses études chez les Jésuites, ses dons intellectuels et artistiques se révélèrent.
A 19 ans, en 1930, il commença des études d'architecture à Madrid, et la même année au cours de ses vacances il découvrit l'abbaye trappiste de San Isidro de Dueñas. Il y entra 4 ans plus tard.
Quittant le confort d’une vie aisée où il était servi, il rejoignit à la Trappe un style de vie très différent : dortoir collectif, hygiène précaire, nourriture sans aucun agrément, travail physique dans les champs et vie commune avec des hommes rudes.
Il aimait cette nouvelle vie et s’y adaptait bien.
Les gens disent que le silence dans le monastère est triste et qu'il est difficile d'observer la Règle... Il n'y a pas d'opinion plus erronée...Le silence à la Trappe est le plus joyeux langage que les hommes puissent soupçonner... Ah! Si Dieu nous donnait la faculté de voir dans les cœurs, alors nous verrions que, de l'âme de ce trappiste d'aspect extérieur misérable et qui vit dans le silence, jaillit abondamment et sans arrêt un glorieux chant d'allégresse, plein d'amour et de joie envers son Créateur, envers son Dieu, envers un Père affectueux qui prend soin de lui et le console... Dans le silence, ils parlent avec Dieu. (in Dieu seul, p. 26).
Mais quelques mois après son entrée se déclara un diabète foudroyant: en mai 1934, il perdit 24 kg en huit jours.
Les moines lui demandèrent alors de retourner chez lui pour se soigner et se rétablir. La mort dans l'âme, il quitta le monastère espérant pouvoir y revenir.
Mais son état de santé ne s'améliora pas vraiment et il fit de fréquents allers et retours entre le monastère et la maison de ses parents. Cette situation ne lui permit pas de prononcer ses vœux.
Cela l’affecta pendant un temps, puis, la communauté qui l'appréciait et reconnaissait sa valeur spirituelle, l'accepta en tant qu'oblat régulier.
Sa vie était donc au monastère, et il ne voulait plus être chez ses parents où il était pourtant mieux soigné. La guerre d’Espagne n’arrangea pas la situation, et les médicaments manquèrent.
Un peu avant sa mort, le Père Abbé lui remet la coule, (l'habit monastique qui est réservé aux moines qui ont fait leurs vœux), et lui annonça qu'il serait ordonné prêtre quand il aurait terminé ses études.
Mais Raphaël mourut peu après, le 26 avril 1938, à 27 ans.
En 4 ans de « présence » au monastère, il n’y séjourna en fait qu’un an et demi.
Il vécut les derniers mois de sa vie dans l'infirmerie du monastère, «mort-vivant, enfermé dans le monastère comme un cadavre dans un tombeau, pire que dans un tombeau, car là au moins on se repose...».
Canonisé par Benoît XVI, deux miracles sont attribués à «Hermano Rafael», (frère Raphaël), comme on aime l’appeler en Espagne : le sauvetage miraculeux d’un jeune garçon pris dans les rouages d’un tracteur, et la guérison d’une femme enceinte atteinte du Hellp syndrome. (Le HELLP syndrome est l'association syndromique d'une anémie hémolytique, d'un cytolyse hépatique et d'une thrombopénie chez une femme enceinte.)
La brièveté de la vie de Saint Raphaël Arnàiz nous rappelle qu’il est important de vivre chaque instant pleinement et sous le regard de Dieu.
Passer nos journées en nous disant chaque soir que nous n’avons perdu aucune occasion de rendre grâce, d’aimer notre prochain, et d’offrir notre existence, qu’elle soit heureuse ou douloureuse.
Demandons par son intercession que, pendant ces JMJ, sa vie nous illumine dans le discernement des chemins que Dieu a tracé pour nous, afin que, comme le disait Benoît XVI le jour de la canonisation, « nous vivions des valeurs que l’on ne peut atteindre que grâce à l’amour de Dieu ».
Saint François Xavier (1506 1552)
Au temps des conquistadores, personne ne fit plus que le Jésuite François Xavier pour étendre le royaume de Jésus.
En une douzaine d’années, avec les moyens pauvres de son temps, il réussit à parcourir près de 100 000 km, implantant la foi catholique en Inde, en Indonésie, et au Japon.
Né en 1506 à Xavier, en Navarre, (Xavier signifie « maison neuve »), son père était le seigneur des lieux et conseiller du roi de Navarre. Il mourut quand François avait 6 ans, dans une période trouble de guerre entre la Castille et la Navarre.
A 19 ans, il partit étudier à Paris. François se lia d’amitié avec Pierre Favre et plus tard Ignace de Loyola.
Le 15 août 1534 à Montmartre, Pierre Favre ordonné cette année là, célébra une messe durant laquelle François, Ignace et quelques amis offrirent leur bonne volonté à Dieu. (cf. la vie de Saint Ignace de Loyola sur le site), et envisagèrent un pèlerinage à Jérusalem.
Deux ans plus tard, François se rendit à Venise où il arriva, après un voyage à pied de 7 semaines, dans un royaume en guerre contre le Turc : adieu le voyage à Jérusalem.
Ayant obtenu la bénédiction du pape pour leurs projets, (cf. la vie de St Ignace), François fut ensuite ordonné prêtre à Venise, en même temps qu’Ignace, en 1537.
Ses années italiennes furent surtout occupées par la prédication et par des soins aux pauvres des hôpitaux. Il mendiait pour vivre et faisait sourire les habitants avec son italien approximatif, mais quand il parlait de Dieu, sa sincérité poignante saisissait son auditoire.
En 1539, le roi de Portugal, Jean III, demanda des apôtres pour les indes. Ignace désigna trois de ses compagnons, mais pas Xavier, qui espérait pourtant partir.
L’un des trois fut atteint par une sciatique et François fut désigné pour prendre la place.
Il exulta.
A Lisbonne, avant le départ, il alla se recueillir et confier sa mission au Seigneur dans l’Eglise de Bethléem. C’est là que Vasco de Gama avant son périple, ou Albuquerque, avant d’enlever la maîtrise des mers indiennes aux turcs, étaient venu se confier à Dieu.
A bord du Santiago, le voyage fut très pénible, et dura plus d’un an avant d’arriver à Goa, d’avril 1541 à mai 1542.
Victime d’un fort mal de mer pendant deux mois, François s’occupa à soigner les malades et à apporter la propreté matérielle et spirituelle dans le bateau.
En effet, autant les rats crevés flottant dans le marais pestilentiel des cales apportaient des maladies, autant les mœurs dépravées de bon nombre apportaient la débauche. François mis de l’ordre dans les deux.
A Goa, François eut fort à faire. Les portugais ne donnaient pas une très bonne image de la foi catholique, se servant plus de leur rosaire pour compter les coups de la bastonnade administrée aux indigènes récalcitrants que pour prier Notre-Dame. Ce christianisme de façade l’horrifiait et lui évoquait le baiser de Judas.
Lui se fit image de la charité.
L’attention aux malades, aux prisonniers, aux lépreux, aux pauvres, l’instruction des enfants, qu’il rameutait en passant dans les rues une clochette à la main, leur évangélisation par le biais de cantiques, qu’on entendit rapidement dans les rizières et sous les cocotiers, tout cela faisait son bonheur.
On l’appelait « le saint père. »
L’évêque de Goa et le roi de Portugal étaient enchantés et souhaitaient partout des écoles catéchétiques « à la François-Xavier ».
A l’image du Christ, François Xavier aimait les longues prières nocturnes, sur mer il priait de minuit à l’aube et les marins le considéraient comme un porte-bonheur.
Dans sa chambre : une croix au mur, et son bréviaire. Il avait une pierre pour oreiller.
De Ceylan aux Moluques, François Xavier était partout. Il brava le danger jusqu’à aller visiter l’île du More, au nord des Moluques.
Les habitants, des bêtes féroces baptisés douze ans plus tôt avaient tué leur prêtre, et les mets servis aux voyageurs étaient empoisonnés.
On refusa de le mener là bas. « J’irai donc à la nage, dit-il, la confiance en Dieu est bon contrepoison ».
Nommé Nonce apostolique et devenu supérieur provincial de l’inde, heureux du développement de la Compagnie, il rêvait ensuite de partir évangéliser le Japon.
On retrouva sur son carnet : « Je prie Dieu de me prescrire clairement ce qui lui tient le plus à cœur. »
Il s’embarqua le 15 juin 1549.
Il espérait rencontrer l’empereur, mais on le fit attendre de longues semaines.
Pendant ce temps, son zèle et son rayonnement convertirent les âmes, il s’émerveillait de tout ce qui arrivait et affirmait « les japonais sont le meilleur des peuples ».
Cependant, la méconnaissance de la langue fut un grand obstacle, et la prononciation approximative avait des résultats fâcheux sur la teneur de ses messages. Les seigneurs locaux le recevaient même parfois comme on reçoit un bouffon. François s’en rendait compte et s’en désolait.
Il réussit quand même à créer dans Yamagoushi une petite chrétienté, qui fut « les délices de son âme. »
Après plus de 10 années passées au Japon, il revint en Inde.
Fatigué et usé, il souhaitait que ce retour ne soit que provisoire.
Il avait un problème à résoudre et une objection à solutionner : « Si le christianisme était si bon que ça, disaient les japonais, pourquoi la chine, qui avait exporté tant de bonnes idées, n’avait-elle pas adopté cette doctrine ? »
Soit ! François Xavier, après avoir déjà baptisé plus de 30 000 païens, amènerait donc le catholicisme en Chine.
Une fois encore il leva l’ancre et arriva en août 1552 sur l’île San Choan, (Saint John), à 150 km du grand port chinois de Canton. Il attendit l’occasion favorable pour entrer dans l’immense empire.
Hélas, cette occasion ne vint pas.
Il tomba malade, passa des jours, alité, à dire et redire « Jésus Fils de David, ayez pitié de moi ! » tel l’aveugle de Jéricho. Il rajoutait « Ayez pitié de mes péchés ». Il invoquant aussi la Sainte Vierge, en lui disant « O Vierge, mère de Dieu, souvenez-vous de moi. »
Un peu avant l’aube du 3 décembre 1552, le jeune chinois qui le servait, voyant partir son maître aimé lui mit un cierge dans la main, et contempla François Xavier mourrant paisiblement en invoquant Jésus.
Son corps fut ramené à Goa, et une lettre d’Ignace lui demandant de rentrer en Europe arriva après sa mort.
Parcourant la terre, partout sur la brèche, souhaitant que le monde entier connaisse le vrai visage de Jésus Christ, il rêvait la réunion de la famille humaine autour du Père. Demandons à saint François Xavier de pouvoir être uniquement et totalement l’image de Dieu à laquelle nous sommes faits, pour permettre pendant ces JMJ de participer à l’avènement de « l’unité parfaite » de l’Eglise telle que la demandons durant la messe. Demandons lui d’être pour chaque pèlerin que nous croiserons la joie de ces journées.
|